Gorges du Tarn et Causses Lozériens
Mi Juin, il est temps de se faire une petite rando sous les températures plus clémentes de la fin de printemps, et ce même si le temps général de ce printemps 2010 n’est pas fabuleux. Claire, Melba et moi décidons donc d’une petite escapade de 3 jours dans les gorges du Tarn, autour du village de St Enimie. C’est un coin où je suis déjà allé et que je trouve magnifique : les gorges du Tarn encaissées et les grandes falaises, les causses Méjean et Sauveterre, immenses et désertiques. Un ensemble propice à un week end dépaysant, »reposant » et loin de la ville. La météo étant jusqu’au dernier moment plus qu’ incertaine, j’ai prévu plusieurs itinéraires possibles plus ou moins longs. Cependant, nous avons une certitude : nous passerons la nuit de vendredi au gîte de Hauterives, un ancien hameau bordant le Tarn avec la particularité de n’être accessible qu’à pied ou en canoé.
Nous partirons de St Enimie à 14h avec pour petit objectif de l’après midi de rallier Hauterives en longeant le Tarn : il faut compter 3 à 4h. Après un petit arrêt à St Chely du Tarn, un autre village bordant la rivière, nous arriverons vers 17h30 au gîte. C’ est tout simplement magnifique : tant par le cadre, que l’accueil ! Une fois n’est pas coutume, nous ne sortirons donc ni tipi, ni matelas, ni réchaud, ni lyophilisé, mais profiterons de la cuisine à disposition pour nous préparer un bon steak et passer la nuit dans une chambre tout confort voutée et intégralement en pierres apparentes.
Le lendemain, nous prenons notre temps pour partir. Nous remontons sur le causse Méjean à 10h30 par un joli sentier juste à l’aplomb du village. Le soleil est là, ce qui nous gonfle le moral à bloc pour en profiter au maximum ! Le but de la journée est de se rapprocher le plus possible du village de Castelbouc. S’en suit donc une journée de traversée sur le causse déserté de tout autre marcheur ou touriste, c’est agréable … Nous aurons malgré tout un petit soucis d’orientation en fin de journée, ne trouvant pas une sente redescendant sur le Tarn en amont de Castelbouc. Nous finirons par nous installer dans une clairière en bordure du causse et nous remettrons à demain cette redescente dans les gorges. Nous retrouvons avec plaisir nos habitudes de bivouac, Melba appréciera également cette nuit en nature retrouvant ses instincts de chasseuse (en réalité, elle a simplement passé la soirée à aboyer après rien dans les bois
).
Levés dimanche avec le soleil encore présent, nous reprenons notre route motivés. Il s’avèrera finalement que le chemin étudié pour descendre n’est plus du tout présent sur le terrain, heureusement une piste forestière que je voulais à la base éviter nous permet d’entamer la descente du causse. Après une petite visite de Castelbouc et un petit verre au bar/pizzeria, la suite des hostilités nous attend : j’ai décidé de remonter directement sur le causse de Sauveterre face à nous de l’autre coté du Tarn ayant bien entendu repéré un sentier qui monte. Arrivé à 1/3 de la pente, il faut bien se rendre à l’évidence : plus de sentier, il faut couper directement dans une petite combe au milieu des éboulis de pierres !!! Plus impressionnant que réellement difficile, nous retrouvons finalement bien la piste que cette combe était censé couper, juste un petit muret à franchir en soulevant Melba et nous voici partis sur le plateau direction St Enimie.
Nous finissons sous les grondements incessants de l’orage qui se forme au-dessus de nous, essuyant les premières gouttes sans gravité le long de la redescende finale par le GR60. Horaire calculé pile poil, nous arrivons a 16h30 et le gros de l’orage s’abat 20min plus tard alors que nous sommes en train de siroter un petit verre de fin de rando en terasse d’un café