Jour 4 : Abries – Fonds de Cervière

Par , 30 octobre 2009 12 h 31 min
Une cabanne à Malrif

Derniers petits achats a Abries et à 9h45 on décolle direction Fond de Cervière. On entame par une longue montée jusqu’au lac du grand Laus, après avoir croisé le village du Malrif (ancien village de montagne en cours de reconstruction) le coin est magnifique, on se fera même surprendre a contempler au loin de drôles de rocher : forcément, c’est un gigantesque troupeau de moutons ! On en avait rarement vu autant. Nous arrivons au lac a 13h, après cette ascension longue mais pas vraiment raide on arrive directement a fleur du lac. On fait une petite pause repas « exceptionnelle » car nous avons aujourd’hui du jambon frais et des tomates (vive le ravitaillement ;) ). Il ne fait ni beau ni mauvais mais un temps gris s’installe petit a petit.

La du Grand Laus

Nous entamons alors directement la montée au col de Malrif qui surplombe le lac, ce n’est pas long mais direct et dans les cailloux, c’est le terrain que j’affectionne et ce col après la pause passe tout seul. La suite est une longue descente en suivant le torrent rouge jusqu’au fond de Cervière. Le temps qui se noirci de plus en plus fini par craquer et nous arrivons à 16h sous des trombes d’eau.

Claire au col de Malrif

Nous prenons le temps de boire un verre au refuge, se sécher un peu. Je profiterais d’une accalmie pour aller monter le tipi sur le plateau devant le refuge (aimable autorisation des gardiens) mais les sardines Golite vont mal dans ce type de terrain plein de cailloux de taille moyenne sous la couche de terre, du coup le temps de m’agacer avec tout ca que la pluie était revenue … Je finis fièrement mon montage … noyé :s.
La fin d’apres midi et soirée se feront enfermés dans le tipi car dehors c’est averse sur averse. Et la, on dit merci le Shangri La3 et sont immense habitabilité, on a bien de la place pour s’étirer, se changer, faire a manger … Malgré le vent qui se lève et souffle de plus en plus, les constatation faite par wahib et moi lors d’une précédente rando s’avère exacte : ca ne bouge pas, et ca c’est agréable.

Moins comique, il est 00h30 et alors que l’on dormait depuis peu, le temps se déchaine et nous accuserons un énorme orage de montagne. Et la je peux assurer que sans avoir vraiment peur, on ne fait pas le malin : les éclairs déchirent le ciel dans une rare violence, il pleut tellement fort (impression d’une lance de pompier braquée sur la toile) que les gouttes de condensation internes se détachent et mouillent les duvets, à chaque rafale de vent, on pense que l’on va perdre la toile. Mais j’ai confiance dans l’abri, et je veux tester à fond, donc je n’autoriserai ni Claire ni moi à filer au refuge situé à 20m (et ou sympathiquement le gardien nous a laissé ouvert le refuge d’hiver au cas où les conditions deviendraient en fait ce qu’elles étaient :D )

Nous apprendrons finalement le lendemain par la patronne du gite de Souliers, que les habitants n’avaient pas vu un orage si violent depuis longtemps.

01h15, c’est fini, l’orage est passé et on tente tant bien que mal de finir notre nuit malgré le froid dans nos duvets mouillés.

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