Jour 3 : Lac Egorgeou – Abries
Nous nous levons motivés et en pleine forme et ce matin c’est a 8h que nous démarrons. La première partie est une descente agréable où nous croisons un peu de monde. Arrivés en bas, au village d’Echalp on comprend pourquoi : a nouveau un grand parking et donc un accès proche et facile au lac d’où nous venons.
Nous poursuivons 1km en longeant le Guil jusqu’à la Monta : un lieu dit où se trouve une église et un gîte/refuge. Il est 10h30, ce qui est bien trop tôt pour faire une grosse pause maintenant, on profite simplement du robinet du refuge pour faire le plein d’eau (il ne me reste plus qu’une bouteille d’1 litre ayant échappé le bouchon de la 2ieme au réveil dans un torrent). Nous sommes en forme, motivés par nos « performances », nous prenons la décision de finir a Abriès ce soir, soit avec 24h d’avance sur le programme initial en passant par la variante crête de Peyra Plata, crête de Gilly, Colette Gilly. Il faut dire que sinon c’est 3 ou 4 km de plat en fond de vallée avec une route a proximité … Pas très motivant.
Le chemin attaque directement à l’angle du refuge, et ca monte, ca monte. On traverse une multitude de couches dans le paysage, d’abord une petite zone cultivée, puis une sorte de maquis ensuite encore une foret de mélèzes, un pierrier … et c’est tracé quasiment droit dans la pente avec de simples petits virages serrés au lieu d’un grande traversé a flan légèrement montante. On approche les midi, c’est la journée la plus chaude du séjour et nous voila dans la dernière partie de la montée complètement a découvert, avec les réserves d’eau qui s’épuisent rapidement et pas l’ombre d’un torrent en vue. Claire à cru un moment que l’on était au bout mais non, il reste encore un bon 50m de dénivelé pour être en haut.
Il est 13h, on arrive sur la crête façon zombie, là c’est sûr, on a puisé dans nos forces et le seul objectif : trouver un brin d’ombre pour récupérer. Mais sur le haut d’une crête on a beau chercher, pas grand chose en vue … On finira par s’installer sous la roche en aval du nom du sommet pour déjeuner rapidement. On repart dans la foulée sur la ligne de crête qui descend jusqu’à colette Gilly avec les jambes qui commencent a tirer. La fin jusqu’à Abries se fait par les pistes de ski, mais l’hiver en ski c’est agréable, alors que l’été sans neige et a pied certains passages nous font souffrir. Il faut dire que nous en avons raz le bol, on se trompe de chemin, passe dans des chemins de VTT, du direct dans la pente pleine de trous et de mottes d’herbe … (satané carte qui indiquait direct sous le télésiège grrrr).
16h nous voila en bas. Ca y est, on est à Abries mais alors dans quel état, 8h de marche aujourd’hui avec la chaleur, la montée et cette fin laborieuse, c’est pas la forme … Heureusement qui dit Abries, dit pour nous milieu de parcours, ravitaillement, camping et douche chaude savonnée
. Cela nous fait le plus grand bien et après être passés à la superette nous ravitailler pour les jours suivants, nous nous accordons même un petit resto qui sera épique ; car 2 ou 3 verres après une telle journée ca rend pas forcement intelligent …
21h au dodo car il faut récupérer pour tenir demain et la suite du parcours …