Category: GR58 Tour du Queyras

GR 58 : Bilan

Par , 1 novembre 2009 17 h 08 min

Nous sommes Claire comme moi enchantés par ce GR 58, il a su rassembler de quoi faire plaisir à chacun : à la fois des passages en montagne sauvage remplis de cailloux, de zones en moyenne montagne et son herbe rase, ses marmottes, mais aussi en zone basse avec de belles forêts de mélèzes et quelques villages et hameaux alpins. Cela engendre vraiment de sublimes paysages, permet des randonnées pour tout les niveaux ; même si nous avons choisi le bivouac, il est possible de faire ce GR de refuges en gîtes avec chaque jour des étapes relativement courtes. Dans le Queyras, il ne faut pas hésiter à faire des détours, aller voir certains sommets, points de vues, lacs … la majorité des choses sont faisables sans équipement spécifique ni prédispositions particulières.

Nous avons testé et mis en pratique pas mal de nouveautés tant matérielles, qu’organisationnelles sur une assez longue distance lors de cette rando, et nous possédons à présent une base solide pour affiner nos prochains trek. C’est je pense un point important pour évoluer en liberté dans ces grands espaces, avoir confiance et savoir utiliser son équipement (tant en utilisation principale que dans les dérives possibles) et savoir gérer le parcours, les repos en fonction de son état, de la lecture de la carte, du terrain, du climat …

La période ou nous sommes partis, fin aout / début septembre, est bien calme, pas grand monde sur les sentiers, au plus quelques personnes la ou une routes et un parking sont facilement joignables mais ca ne dure pas. La configuration de ce GR fait que quasiment tout les refuges et gîtes peuvent être rapidement accessibles depuis un parking, c’est donc à ces endroits que l’on trouve le plus de monde, attention donc en pleine saison pour la place si vous voulez dormir en dur. Mais version bivouac, en décalant les étapes pour ne pas s’arrêter à proximité, ce n’est pas vraiment gênant. Et quelque part je me dis que si un jour je n’ai plus la force de tant marcher je serais content de venir en montagne quand même manger ma tarte aux myrtilles ;) .

Pour finir, voici un lien direct vers la galerie photo de cette rando.

Jour 7 : Chalets de Bramousse – Ceillac

Par , 1 novembre 2009 16 h 53 min
Ceillac 4h15

Et voila, dernier levé, dernier bol de lait en poudre/muesli, on plie avec nostalgie le tipi et c’est parti juste derrière nous pour le col de Bramousse.

Une randonneuse

On marche tranquillement au travers de la forêt de mélèzes en compagnie d’un troupeau de vaches. La pente est continue mais pas raide du tout et finalement nous atteignons le col sans y croire en un temps record par rapport au temps annoncé sur les panneaux. Cette fois ca sent vraiment la fin , il est 10h30 et nous sommes juste à une descente de Ceillac.

Nous entamons la descente le coeur et le sac légers, en gambadant fièrement sur le sentier. Nous croiseront quelques personnes parties de Ceillac pour la journée et finissons par apercevoir au travers des arbres, le haut du clocher de l’église de Ceillac, puis fin de la descente, nous sommes arrivée, il est midi.
Une chose à changé à Ceillac depuis notre départ : la saison d’été se termine, les commerces estivaux rangent petit à petit. On s’installe en terrasse d’un bar, puis du petit « fast crepe/salades » où nous discuterons un petit moment avec le propriétaire. En attendant la navette pour la gare de Montdauphin, nous nous posons dans un champ derriere Ceillac et admirons le ballet des parapentistes en ce qui semble être une bonne journée pour eux …
15h nous prenons la navette, puis le train, 1h30 de liaison à Gap et enfin Grenoble. Au contraire de toute cette semaine, on commence à se sentir sales, peut être simplement le retour à la vie courante, la ville et tout ce monde …

Jour 6 : Lac de Roue – Chalets de Bramousse

Par , 1 novembre 2009 16 h 41 min
Claire on the road

La nuit à été réparatrice, il est 8h15 lorsque nous quittons le lac par un morceaux du GR5, malheureusement largement goudronné, afin d’atteindre Arvieux. Nous prenons alors une variante du GR58 qui rejoint le tracé régulier en bas de la montée au col de Furfande.

La montée est plutôt agréable, si ce n’est cette route forestière que l’on ne cesse de croiser, longer et ou de temps à autre on voit une voiture monter. Et pour monter les voitures montent jusqu’en haut du col … la grande classe !!!

Nous arrivons en haut à 12h et apercevons le refuge de Furfande en contrebas au milieu des Alpages, c’est magnifique. A peine 30 min de marche plus bas, nous voila attablés en terrasse du refuge afin d’améliorer notre casse croute une nouvelle fois grâce à un verre de vin récupérateur et même 1 fromage blanc au myrtilles et une tarte chocolat orange… Délicieux !!! Il faut dire que l’accueil de ce refuge donne envie d’y passer un moment.

Vue depuis Furfande

Nous repartons à 13h45, et d’après les indications de la gardienne Bramousse est à 2h30 de marche, ce qui est dans nos forces (bien aidé du précieux breuvage …). Cela commence par une descente en chemin de montagne avec des pierres à droite, à gauche, dessous, dessus en direction du col de Lauce et des Escoyère. J’aime toujours autant ça et c’est une partie de plaisir. La suite l’est moins, en effet il faut descendre tout en bas de la vallée du Guil par une route goudronnée de 31 lacets ! En bas c’est la grande route traversant le Queyras et son flot de voitures, mais pour nous Bramousse est simplement sur les pentes du vallons juste en face. C’est donc partie pour une montée dans les alpages jusqu’au village.

La fenetre de notre chambre

Nous finirons par bivouaquer au dessus du hameau avec une vue imprenable sur notre parcours de l’après midi. Nous somme fatigués, mais le timming est bon car il ne nous reste qu’un dernier col à franchir pour revenir à Ceillac.

Nous pourrons donc finir ce GR58 tranquillement demain et aller prendre le train du soir pour Grenoble. Non pas que cela nous enchante forcement de quitter ces lieux mais nous avons l’un comme l’autre des choses à faire durant ces courtes vacances et surtout nous commençons à avoir très hâte de retrouver notre chienne.

Cependant, il est à ce moment, simplement temps de savourer ce dernier lyo, ce dernier coucher de soleil, cette dernière soirée dans la sérénité.

Dernier soir

Jour 5 : Fonds de Cervière – Lac de Roue

Par , 1 novembre 2009 15 h 31 min
Montée au col de Péas

Après un réveil difficile, nous nous remettons en marche à 8h45 direction le col de Péas. Nous montons tranquillement au travers des pâturages pour atteindre le col à 10h30. C’est magnifique et il n’y a personne …

Nous continuons ensuite par une descente jusqu’au village de Soulier. Comme souvent sur ce tour, il nous faut redescendre jusqu’au fond de la vallée. La fatigue des quatre premiers jours de marche se fait sentir et surtout celle liée à la nuit que l’on vient de passer.

Col de Peas

Nous arriverons à Soulier à 12h45. Premier réflexe: profiter du rayon de soleil du moment (entouré de gros nuages encore) pour faire sécher l’intégralité de nos affaires : duvets, abri, vêtements … tout en grignotant un peu. Mais nous sommes fatigués. Nous prenons donc la décision d’écourter l’étape d’aujourd’hui qui devait initialement se terminer au lac de Soulier, pour enchainer le lendemain par Brunissard. Finalement après un petit arrêt supplémentaire au gîte de Soulier, nous descendrons ce soir bivouaquer au lac de Roue et rejoindrons le GR58 demain par Arvieux et un bout de GR 5.

Végétation lac de Roue

Nous arrivons au lac à 14h45, évidement étant dans la vallée, le lac ressemble à un étang de plaine avec ses nénuphars et autres pantes aquatiques, et son eau troublée par la vase …
Nous sommes toujours fatigués et je m’ octroie une petite sieste juste après le lac, où le terrain plat et quelques foyers éteints nous font dire que le bivouac est habituel ici et que nous ne dérogeront pas à la règle. Le soleil à disparu, tellement que j’ai durant ma petite sieste enfilé ma doudoune, le vent se lève et nous nous hâtons de monter l’abri … sage décision car vers 16h45 nous sommes dessous car il pleut … La fin d’apres midi sera une succession d’averses plus ou moins longues comme pour nous rappeler la chance d’avoir un tel abri … (on se console comme on peu) ; malgré tout le mauvais temps finira par se calmer et nous passerons la nuit sans pluie ni vent.

Jour 4 : Abries – Fonds de Cervière

Par , 30 octobre 2009 12 h 31 min
Une cabanne à Malrif

Derniers petits achats a Abries et à 9h45 on décolle direction Fond de Cervière. On entame par une longue montée jusqu’au lac du grand Laus, après avoir croisé le village du Malrif (ancien village de montagne en cours de reconstruction) le coin est magnifique, on se fera même surprendre a contempler au loin de drôles de rocher : forcément, c’est un gigantesque troupeau de moutons ! On en avait rarement vu autant. Nous arrivons au lac a 13h, après cette ascension longue mais pas vraiment raide on arrive directement a fleur du lac. On fait une petite pause repas « exceptionnelle » car nous avons aujourd’hui du jambon frais et des tomates (vive le ravitaillement ;) ). Il ne fait ni beau ni mauvais mais un temps gris s’installe petit a petit.

La du Grand Laus

Nous entamons alors directement la montée au col de Malrif qui surplombe le lac, ce n’est pas long mais direct et dans les cailloux, c’est le terrain que j’affectionne et ce col après la pause passe tout seul. La suite est une longue descente en suivant le torrent rouge jusqu’au fond de Cervière. Le temps qui se noirci de plus en plus fini par craquer et nous arrivons à 16h sous des trombes d’eau.

Claire au col de Malrif

Nous prenons le temps de boire un verre au refuge, se sécher un peu. Je profiterais d’une accalmie pour aller monter le tipi sur le plateau devant le refuge (aimable autorisation des gardiens) mais les sardines Golite vont mal dans ce type de terrain plein de cailloux de taille moyenne sous la couche de terre, du coup le temps de m’agacer avec tout ca que la pluie était revenue … Je finis fièrement mon montage … noyé :s.
La fin d’apres midi et soirée se feront enfermés dans le tipi car dehors c’est averse sur averse. Et la, on dit merci le Shangri La3 et sont immense habitabilité, on a bien de la place pour s’étirer, se changer, faire a manger … Malgré le vent qui se lève et souffle de plus en plus, les constatation faite par wahib et moi lors d’une précédente rando s’avère exacte : ca ne bouge pas, et ca c’est agréable.

Moins comique, il est 00h30 et alors que l’on dormait depuis peu, le temps se déchaine et nous accuserons un énorme orage de montagne. Et la je peux assurer que sans avoir vraiment peur, on ne fait pas le malin : les éclairs déchirent le ciel dans une rare violence, il pleut tellement fort (impression d’une lance de pompier braquée sur la toile) que les gouttes de condensation internes se détachent et mouillent les duvets, à chaque rafale de vent, on pense que l’on va perdre la toile. Mais j’ai confiance dans l’abri, et je veux tester à fond, donc je n’autoriserai ni Claire ni moi à filer au refuge situé à 20m (et ou sympathiquement le gardien nous a laissé ouvert le refuge d’hiver au cas où les conditions deviendraient en fait ce qu’elles étaient :D )

Nous apprendrons finalement le lendemain par la patronne du gite de Souliers, que les habitants n’avaient pas vu un orage si violent depuis longtemps.

01h15, c’est fini, l’orage est passé et on tente tant bien que mal de finir notre nuit malgré le froid dans nos duvets mouillés.

Jour 3 : Lac Egorgeou – Abries

Par , 29 octobre 2009 16 h 25 min

Nous nous levons motivés et en pleine forme et ce matin c’est a 8h que nous démarrons. La première partie est une descente agréable où nous croisons un peu de monde. Arrivés en bas, au village d’Echalp on comprend pourquoi : a nouveau un grand parking et donc un accès proche et facile au lac d’où nous venons.

Et le bouchon s'en va

Nous poursuivons 1km en longeant le Guil jusqu’à la Monta : un lieu dit où se trouve une église et un gîte/refuge. Il est 10h30, ce qui est bien trop tôt pour faire une grosse pause maintenant, on profite simplement du robinet du refuge pour faire le plein d’eau (il ne me reste plus qu’une bouteille d’1 litre ayant échappé le bouchon de la 2ieme au réveil dans un torrent). Nous sommes en forme, motivés par nos « performances », nous prenons la décision de finir a Abriès ce soir, soit avec 24h d’avance sur le programme initial en passant par la variante crête de Peyra Plata, crête de Gilly, Colette Gilly. Il faut dire que sinon c’est 3 ou 4 km de plat en fond de vallée avec une route a proximité … Pas très motivant.

La crête de Peyra Plata en vue

Le chemin attaque directement à l’angle du refuge, et ca monte, ca monte. On traverse une multitude de couches dans le paysage, d’abord une petite zone cultivée, puis une sorte de maquis ensuite encore une foret de mélèzes, un pierrier … et c’est tracé quasiment droit dans la pente avec de simples petits virages serrés au lieu d’un grande traversé a flan légèrement montante. On approche les midi, c’est la journée la plus chaude du séjour et nous voila dans la dernière partie de la montée complètement a découvert, avec les réserves d’eau qui s’épuisent rapidement et pas l’ombre d’un torrent en vue. Claire à cru un moment que l’on était au bout mais non, il reste encore un bon 50m de dénivelé pour être en haut.

Une vue sur la ligne de crête Gilly

Il est 13h, on arrive sur la crête façon zombie, là c’est sûr, on a puisé dans nos forces et le seul objectif : trouver un brin d’ombre pour récupérer. Mais sur le haut d’une crête on a beau chercher, pas grand chose en vue … On finira par s’installer sous la roche en aval du nom du sommet pour déjeuner rapidement. On repart dans la foulée sur la ligne de crête qui descend jusqu’à colette Gilly avec les jambes qui commencent a tirer. La fin jusqu’à Abries se fait par les pistes de ski, mais l’hiver en ski c’est agréable, alors que l’été sans neige et a pied certains passages nous font souffrir. Il faut dire que nous en avons raz le bol, on se trompe de chemin, passe dans des chemins de VTT, du direct dans la pente pleine de trous et de mottes d’herbe … (satané carte qui indiquait direct sous le télésiège grrrr).

Descente sur Abries

16h nous voila en bas.  Ca y est, on est à Abries mais alors dans quel état, 8h de marche aujourd’hui avec la chaleur, la montée et cette fin laborieuse, c’est pas la forme … Heureusement qui dit Abries, dit pour nous milieu de parcours, ravitaillement, camping et douche chaude savonnée :D . Cela nous fait le plus grand bien et après être passés à la superette nous ravitailler pour les jours suivants, nous nous accordons même un petit resto qui sera épique ; car 2 ou 3 verres après une telle journée ca rend pas forcement intelligent …

21h au dodo car il faut récupérer pour tenir demain et la suite du parcours …

Jour 2 : Chapelle de Clausis – Lac Egorgeou

Par , 29 octobre 2009 10 h 19 min
Petites fleurs

Réveil, petit dèj, je crois que le rythme est trouvé et c’est toujours à 8h30 que l’on attaque la journée par le col de Chamoussière : la montée n’est pas vraiment raide, la fin devient plus ambiance montagne avec des pierriers de part et d’autre de nos pieds. Le temps est plutôt gris et nous avançons dans la brume mais sans malgré tout la pluie. Au col quelques Italiens et 2 ou 3 personnes s’aventurent dans le pentes des sommets environnants.

Nous descendons ensuite en direction du refuge Agnel, par un sentier bien tracé au milieu d’immenses pierriers, et ca, c’est ce que j’aime comme terrain : plus technique qu’une simple sente mais ou je prends un malin plaisir a dévaler porté par les cailloux. Je prends un peu d’avance sur Claire et double allégrement les gens que l’on croise. D’ailleurs, c’est vrai que dans cette descente on croise bien du monde qui monte au col… Nous comprendrons pourquoi à la vue du refuge Agnel au loin:  il est en effet situé au bord de la route et est accompagné d’un immense parking déjà bien rempli de voiture. Sans commentaire. Ce n’est pas forcément ma définition du refuge et notre crainte, pourtant encore loin de celui ci , est qu’il tienne plus du véritable hotel à touristes que refuge à randonneur.

Nous atteignons le refuge à 10h45, et décidons d’y prendre un café, mais problème : celui ci est fermé entre 8h et 12h. Qu’importe, nous sommes largement en avance sur le parcours et les horaires prévus car initialement c’est ici que nous aurions du finir notre journée. On attendra donc l’ouverture et profitons de ce temps pour sortir toutes nos affaires afin de faire sécher l’abri, le linge lavé la veille, d’aérer les duvets … de vrai ptits boys scout je vous dit ;) .

Repas de randonneur

Midi, ouverture du refuge, on déjeune notre quotidien saucisson/comté mais accompagné d’un bon pichet de vin :D et ca, c’est notre potion magique à Claire et moi: le brin d’ivresse qu’il nous procure nous permet d’attaquer la suite de la journée gonflé à bloc !

13h15 on repart direction col Vieux qui est en fait directement derrière le refuge de l’autre coté de la route. Arrivé au col, toujours ce vent et ce brouillard qui nous entoure et entoure le sommet que je voulais faire dans ce GR : le Pain de Sucre. Au vu des conditions, il ne vaut pas la peine de tenter cette ascension, car premièrement cela pourrait être dangereux, deuxièmement aucun intérêt d’arriver la-haut pour avoir une vue bouchée à 1m sur 360° … (on est dans une optique de rando cette semaine pas d’alpi).

depuis Col Vieux

Néanmoins, j’assisterai et participerai à une scène tant amusante que révoltante au col : une famille complète (père mère frère et soeur : 6 à 35 ans) extrêmement préparés, filles en jupe et j’en passe, me guète du coin de l’oeil avec mon bel équipement et se prépare à monter le Pain de Sucre (pas de carte, pas de tenue contre le vent, etc etc …). Nous les avons regardé partir avec Claire puis pris de remords avons couru les rattraper pour les prévenir que ce n’était déjà pas forcément prudent avec des jeunes enfants et qu’en plus les conditions sont vraiment mauvaises (le Mr ne semblait même pas comprendre lorsque je lui parlais de chemin dans les Cairn,etc…). Bref j’ai fait ce que je pensais le mieux, nous les avons prévenu et avons croisé les doigts pour qu’il n’arrive rien à personne.

Lac Foréant

Finalement nous amorçons la descente de l’autre coté du col et gagnons rapidement le lac Foréant puis toujours en descendant le lac Egorgeou ou nous nous arrêterons à 15h30. Fini pour cette journée, on est fatigués. Étiré, camp monté et lyo avalés, nous ne mettrons que quelques minutes a nous endormir alors qu’un autre couple de jeunes randonneurs à également élu domicile au bord du lac pour la nuit.

Bivouac au lac Egorgeou

Jour 1 : Ceillac (le Tioure) – Chapelle de Clausis

Par , 27 octobre 2009 14 h 49 min
Montée au col Estronque

Levés 6h30, et départ 8h30 après un bon petit déjeuner. A peine 1km pour chauffer nos corps et nos muscles que l’on attaque le premier col de la rando avec le Col d’Estronque. La montée commence dans les mélèzes puis dans l’herbe rase, nous sommes en forme mais en ce premier jour, les sacs sont chargés à bloc et donc au plus lourd. Nous sommes heureux d’être tôt le matin et que le soleil déjà rayonnant ne chauffe pas encore beaucoup.

Col d'Estronque

S’en suit une belle descente sur le village de St Véran via le Pont du Moulin  et les Roux. Un léger frottement dans une de mes chaussures me provoque la première ampoule du séjour (que je garderai jusqu’à la fin …).

Village de St véran

12h45, nous arrivons à St Véran pour une pause casse croute suivi d’un café/diabolo. Selon l’itinéraire que j’avais programmé au début, nous devions arrêter la journée ici, il ne nous reste donc plus qu’à trouver un petit coin pour passer la nuit.

Mais 14h, après donc une bonne pause et bien requinqués par nos vivres, nous décidons qu’il est trop tôt pour stopper la journée et on se remet en route dans le but de passer la nuit à la Chapelle de Clausis. Le chemin est plat sur cette partie en fond de vallée, le rythme de marche est donc relativement soutenu, nous prenons quand même le temps de faire de nombreuses pauses paysage et arrivons à 16h au niveau de la chapelle.

Malgrè la présence d’une véritable route à cet endroit ou heureusement peu de voitures viendront troubler notre quiétude, on trouve au bord du GR une zone totalement plate avec une trace de feux ouvert nous indiquant que le coin etait souvent utilisé en bivouac. A 20m du torrent, 3m d’un captage d’eau nous décidons de monter le camp ici ce soir. Nous prendrons le temps de nous délasser au soleil, se laver au torrent et faire une petite lessive. Repas au chant des marmottes puis dodo bien mérité après ce premier jour de marche bien rempli.

J -1 Grenoble – Ceillac

Par , 27 octobre 2009 13 h 24 min

Nous avons décidé, avec Claire de laisser la voiture garée à Grenoble et de rejoindre Ceillac en stop pour ne pas payer et se coltiner les 4h30 de train + le bus ensuite pour arriver à notre point de départ. Ce que je pensais du stop dans ces coins s’avèrera vrai pour ce trajet, à savoir qu’entre Grenoble et les différentes destinations montagne alentour (Hautes Alpes, Ecrins etc), il est aisé de se faire prendre en stop (notamment avec les sac à dos et les bâtons de marche). Nous passerons par Gap et l’immense lac de Serre Ponçon (c’est déjà magnifique à cet endroit …).

Seul petit bémol mais où nous avons eu de la chance, la dernière partie entre Guillestre et Ceillac est vraiment moins fréquentée en fin de vacances d’été, surtout la dernière bifurcation à partir de laquelle la route monte en lacets jusqu’à Ceillac. En fin de saison comme nous l’avons fait, cela peux devenir un calvaire de faire ces 8 derniers kilomètres. Pour nous, coup de chance : nous avons été pris à Guillestre par un charmant couple de retraités qui feront finalement un détour sur leur trajet principal pour nous monter jusqu’au village.

Arrivée à Ceillac

16h00: nous voila donc arrivés, après un petit tour dans le village, nous décidons de manger une salade qui sera notre dernier repas de crudités, verdure, et fruits/légumes frais avant 4 jours, et ensuite de prendre un peu de distance sur le GR pour bivouaquer tranquillement avant notre première journée de marche. Nous décollons de Ceillac le ventre rempli vers 17h et trouvons l’accès au GR 58 très facilement car tout est indiqué sur la place du village par de beaux panneaux en bois. Nous monterons jusqu’au hameaux du Tioure après avoir dépassé le Villard, au bout d’une 30aine de minutes de marche.

Nous installerons le tipi un peu au dessus du sentier derrière une grange pour être tranquilles et nous disposerons même ce soir et demain matin d’un captage d’eau aménagé parfait pour le brin de toilette et remplir les bouteilles.

Bivouac Le Tioure

Ça y est on est dans la montagne pour 8 jours Youpi !!!! Le temps de regarder le coucher du soleil, il commence à faire plus frais, et 20h30 dodo car demain on attaque les choses sérieuses …

GR 58 : Préparation et Matériel

Par , 27 octobre 2009 13 h 23 min

Cette année, nous avons décidé de revoir en très grande partie notre équipement de randonnée qui se faisait usé, vieillissant et de moins en moins adapté à nos besoins.

Le matériel

Nous avons alors pensé notre équipement selon les principes de Marche Ultra Légère (MUL) en investissant donc dans du matériel léger mais surtout en repensant notre matos en fonction de sa nécessité, de ses multiples utilisations possibles ou de sa simplicité.

Nous sommes partis sur ce GR avec la liste de matériel suivante Liste matériel couple Alpes.

Niveau nourriture, nous avons opté pour un ziplok journalier contenant l’ensemble des aliments du jour, ainsi il est sorti du fond de sac le matin et reste facilement accessible dans une poche extérieure du sac.

La nourriture

Le repas type d’une journée était fait ainsi :

Matin :

  • Muesli/lait en poudre 100g (répartie 70/30 a peu près).
  • Café/thé
  • 1/2 paquet biscuits type Gerblé (bon apport énergétique)

Midi :

  • Pain 50g
  • Comté 50g
  • Saucisson 50g

Soir :

  • Lyophilisé
  • pain 25g
  • 1/2 dessert (dessert lyo ou kinder ou …)

Vivre de course :

  • Barre de céréales
  • Barre pâte d’amande ou nougat
  • Pâte de fruit
  • Mélange fruits secs/noix diverses

Après rapide calcul, nous devrions être bon niveau calories journalières par rapport à l’effort effectué, restera à voir si durant l’effort justement, nous arrivons chacun a quand même manger correctement nos rations (j’ai tendance à ne plus avoir très faim perso dans ces conditions …).

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