Category: Randonnées

Petit tour dans le Sancy

Par , 1 août 2010 22 h 54 min

Pour cette semaine du 14 juillet 2010, je suis en vacances et malgré un emploi du temps personnel chargé, je veux faire une petite rando sur 2 jours. Initialement prévu dans le Cantal, je vais finalement me rabattre sur le Sancy car je n’ai pas envi de faire plus de trajet en voiture avant de marcher. Le but de cette randonnée est à la fois de décrocher un peu de mon quotidien et de ma situation perso actuelle et également de tester et valider un ensemble de matériel, toujours orienté randonnée légère, pour des randonnées courtes (2 a 3 jours max) en solo et autonomie complète en moyenne montagne.

Vendredi matin, je ne pars pas de bonne heure et arrive vers 11h15 au col de la croix Morrand, il fait très beau et il y a forcément du monde sur le massif en cette saison touristique. Direction le col de la croix St Robert par la succession des puys de la Tache, Monne et de l’Angle, c’est un très joli début de parcours que je trouve très « montagnard » avec un large vue dégagé sur le massif du Sancy et la chaîne des puys.  S’en suit une redescente sur la vallée du Mont Dore par la grande cascade, sympa bien que sur fréquenté sur le bas, mais c’est normal on est en plein mois de Juillet a moins de 30min du village. Point agréable en cette journée chaude, toute la fin de la descente se fait en sous bois donc à l’ombre.

Du Mont Dore, je remonte sur le Puy Gros et le plateau de Guery, la montée n’est pas très longue, mais bien raide et ca tombe bien j’aime ça :) Une fois sur le plateau, je me dirige en direction du lac de Guéry que j’atteindrai vers 18h malgré ma tendinite du genoux qui à refait surface sournoisement dans une descente :( . Petite mousse à l’auberge, le temps d’envisager un lieu de bivouac pour le soir. Finalement j’en ai eu assez pour aujourd’hui et me trouve un petit coin bien sympas en bordure du lac. Installation du bivouac et de ma toute nouvelle tarp (X-Tarp chez Arklight Design), repas et bouquinage avant le Dodo vers 22h. Et bien passé une nuit la vue dehors c’est royal, je suis totalement convaincu par ce type d’abri pour mes rando solo.

Le lendemain, malheureusement au réveil ma jambe et particulièrement mon genoux se font sentir, j’en suis a bien 10 séances de kiné pour réglé ce soucis, je n’ai donc pas le gout de tout mettre en l’air en forçant trop maintenant.  Je trouve donc un itinéraire pour remonter le plus directement possible à la voiture et par un morceau de route passant juste devant le lac puis un tronçon du GR4, en 1h30 me voila arrivé … L’itinéraire initial devais poursuivre entre le lac de Guery et le lac Servière pour revenir via Pessade et le Puy de Balladoux sur le col de la croix Morrand. C’est magnifique aussi mais je connais le coin donc pas d’énorme déception non plus.

Une belle balade selon moi, je dirai même un standard à faire dans le Sancy puisqu’il permet en 2 jours de voir un coté « montagne » avec l’enchainement des puys entre la croix Morrand et la croix st Robert, la grande cascade du Mont Dore et le village du Mont Dore, le plateau du Guéry (avec la possibilité de pousser jusqu’à la banne d’Ordanche) et les lacs de Guéry et Servière. Bref un apperçu rapide mais complet d’une partie du Sancy.

Gorges du Tarn et Causses Lozériens

Par , 25 juin 2010 20 h 29 min

Mi Juin, il est temps de se faire une petite rando sous les températures plus clémentes de la fin de printemps, et ce même si le temps général de ce printemps 2010 n’est pas fabuleux. Claire, Melba et moi décidons donc d’une petite escapade de 3 jours dans les gorges du Tarn, autour du village de St Enimie. C’est un coin où je suis déjà allé et que je trouve magnifique :  les gorges du Tarn encaissées et  les grandes falaises, les causses Méjean et Sauveterre, immenses et désertiques. Un ensemble propice à un week end dépaysant,   »reposant » et loin de la ville. La météo étant jusqu’au dernier moment plus qu’ incertaine, j’ai prévu plusieurs itinéraires possibles plus ou moins longs. Cependant, nous avons une certitude : nous passerons la nuit de vendredi au gîte de Hauterives, un ancien hameau bordant le Tarn avec la particularité de n’être accessible qu’à pied ou en canoé.

cimg3541_0 Nous partirons de St Enimie à 14h avec pour petit objectif de l’après midi de rallier Hauterives en longeant le Tarn : il faut compter 3 à 4h. Après un petit arrêt à St Chely du Tarn, un autre village bordant  la rivière, nous arriverons vers 17h30 au gîte.  C’ est tout simplement magnifique : tant par le cadre, que l’accueil ! Une fois n’est pas coutume, nous ne sortirons donc ni tipi, ni matelas, ni réchaud, ni lyophilisé, mais profiterons de la cuisine à disposition pour nous préparer un bon steak et passer la nuit dans une chambre tout confort voutée et intégralement en pierres apparentes.

Le lendemain, nous prenons notre temps pour partir. Nous remontons sur le causse Méjean à 10h30 par un joli sentier juste à l’aplomb du village. Le soleil est là, ce qui nous gonfle le moral à bloc pour en profiter au maximum ! Le but de la journée est de se rapprocher le plus possible du village de Castelbouc. S’en suit donc une journée de traversée sur le causse déserté de tout autre marcheur ou touriste, c’est agréable … Nous aurons malgré tout un petit soucis d’orientation en fin de journée, ne trouvant pas une sente redescendant sur le Tarn en amont de Castelbouc. Nous finirons par nous installer dans une clairière en bordure du causse et nous remettrons à demain cette redescente dans les gorges.  Nous retrouvons  avec plaisir nos habitudes de bivouac, Melba appréciera également cette nuit en nature retrouvant ses instincts de chasseuse (en réalité, elle a simplement passé la soirée à aboyer après rien dans les bois :) ). cimg3615

Levés dimanche avec le soleil encore présent,  nous reprenons notre route motivés. Il s’avèrera finalement que le chemin étudié  pour descendre n’est plus du tout présent sur le terrain, heureusement une piste forestière que je voulais à la base éviter nous permet d’entamer la descente du causse. Après une petite visite de Castelbouc et un petit verre au bar/pizzeria, la suite des hostilités nous attend : j’ai décidé de remonter directement sur le causse de Sauveterre face à nous de l’autre coté du Tarn ayant bien entendu repéré un sentier qui monte. Arrivé à 1/3 de la pente, il faut bien se rendre à l’évidence : plus de sentier, il faut couper directement dans une petite combe au milieu des éboulis de pierres !!! Plus impressionnant que réellement difficile, nous retrouvons finalement bien la piste que cette combe était censé couper, juste un petit muret à franchir en soulevant Melba et nous voici partis sur le plateau direction St Enimie.

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Nous finissons sous les grondements incessants de l’orage qui se forme au-dessus de nous, essuyant les premières gouttes sans gravité le long de la redescende finale par le GR60. Horaire calculé pile poil, nous arrivons a 16h30 et le gros de l’orage s’abat 20min plus tard alors que nous sommes en train de siroter un petit verre de fin de rando en terasse d’un café ;)

La galerie photo

Hiver 2009 – 2010 : résumé des activités

Par , 1 avril 2010 12 h 42 min

Voila, le printemps est à présent bien installé, il est temps pour moi de revenir succinctement sur mes activités sportives et nature de l’hiver :

Quelques sorties raquettes, dont celle épique raconté précédemment, accompagnées ou non de Claire et Melba (l’une aime la neige mais l’autre beaucoup moins, saurait vous qui est qui ?). Un peu de snowboard sur les stations de Superbesse et le Mont Dore, à 35min de la maison il ne faut pas se priver.

Une première participation à un trail : 14 km en nocturne et fait exceptionnel et moins prévu : dans 10 à 30 cm de neige fraiche !!! On s’était dis avec un pote que l’on ferai bien un trail, le concept de nocturne nous parraissait encore plus cool, nous voila donc inscrit à une course le 13/02/2010 à Plauzat (63) :D . Mais voila les jours précédents il ne fait que neiger, le jour de la course idem, qu’ importe, mon pote est descendu de la Nièvre on a dit qu’on le faisait, on y va ! C’est finalement un régal, la nuit, le calme, le temps froid, et toute cette neige partout, on est pas du tout entrainé pour cette épreuve et on est nullement la pour faire un chrono, bref que du plaisir on bouclera ensemble en 1h 22 a peut prés ce qui est pas si mal en hiver sans trop de d’entrainements dans les pattes et vu les conditions.

Enfin, j’ai beaucoup bossé l’escalade tout l’hiver en salle. je me suis inscrit cette année au CAF Issoire (63) afin de trouver du monde pour grimper, et faire de la voie en salle et non plus seulement du bloc. Suite à mon retour de Grenoble ou j’ai pu durant presque une année profiter des 2 énormes salle Espace Vertical, il était hors de question de rentrer et de ne plus faire de voie mais seulement du pan à Clermont.  Et bien je suis comblé : les gens sont vraiment sympa et accueillant, le mur est vraiment bien avec une grande variété de profil et des voies  faciles comme  très dur.

Pour finir sur une note un peu chagrine, j’ai quand même réussi a me faire mal aux deux annulaires et aux poignets à la grimpe (grosse tendinite je pense), au genou en course a pied (syndrome rotulien) ainsi qu’une probable sciatique coté gauche (les examens sont en cours). Bref je suis pour l’heure cassé et ai besoin de pas mal de repos, ostéo, microkiné pour remettre ce fichu corps en marche.

Sancy : Entre lac Servière et lac de Guéry

Par , 18 janvier 2010 14 h 10 min
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Enfin, après tant de semaines à l’attendre impatiemment, la neige est arrivé et en abondance ! Ce samedi d’ailleurs est des plus neigeux, mais la tentation de sortir est trop forte. J’empoigne alors ma paire de raquettes tout juste sorti du papier cadeau et décide de me faire une petite virée rando entre les lac Servière et Guéry dans le massif du Sancy accompagné de ma chienne Melba.

Mais qui dit grosse neige, dit route encombré et accès compliqué. Or le lac Servière est situé sur la route du col de Guery, qui bien que nous soyons  « que » dans le massif central peut s’avérer problématique par se genre de temps. Mais rien n’y fera, je suis décidé à arpenter de la bonne neige fraiche en bonne quantité et je me dirige donc au pas en direction du lac.

Arrivé sur place sans encombre, je ne serai pas déçu, il n’y a pour l’heure qu’une autre voiture, c’est gavé de neige fraiche et il en tombe tout autant :) . Je m’équipe rapidement, et part aussitôt autour du lac. Melba qui adore la neige n’en crois pas ses yeux et je suis un peu obligé de calmer ses ardeurs car elle ne distingue plus la différence entre le lac et la terre ferme. Mais ce n’est que de courte durée car nous filons plein sud, faire la trace dans ce grand plateau blanc. MAGNIFIQUE, plaisir pour moi de fouler ce sol blanc immaculé même si parfois raquettes aux pieds  je m’enfonce jusqu’au genoux voir plus. Et Melba n’en parlons pas, elle vagabonde dans cette étendu tel un vrai chamois même si parfois seul son sac a dos semble la maintenir à la surface.

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Trêve de rigolade, nous rejoignons l’orée du bois qu’il faut longer, ici la trace à été faite et la forêt empêche la neige qui tombe de trop les effacer. Cela nous repose un peu et nous continuons empruntant le GR30. Nous le suivrons quelques temps, puis en arrivant aux abords du Puy de L’aiguiller, je sens que Melba qui se remet tout juste de son accident commence à peiner dans toute cette neige (des raquettes pour chien peut être ?) et je commence également à subir les conditions climatiques. Je prend finalement la décision de faire demi tour et rentrer par le même chemin.

J’avais prévu au départ une boucle qui continue dans la forêt domaniale de Guéry, mais j’aime moins les parcours en forêt et pour cette première sortie, malgré le temps qui descend encore plus, la neige qui s’intensifie, j’ai envi de finir toujours à découvert et dans ces grandes étendues de blanc.

Voila retour à la voiture Melba comme moi avons eu notre dose pour la journée et somme heureux de cette première sortie hivernale. En dépit du mauvais temps, du froid je ne regrette pas d’être parti. Finir la journée ainsi aurait été idyllique mais …

… comme dis précédemment, le temps déjà mauvais ne s’est pas arrangé de la journée et au moment de repartir la route est encore plus enneigé qu’en fin de mâtiné. Malgré une conduite prudente, je finirais par littéralement mangé une congère qui m’enverra aveuglé dans un sacrée fossé indétectable car rempli de neige … Roulant à faible allure, aucune frayeur ni bobos, mais me voila à pieds avec un chien trempé au bord de la route. Je finirai donc par rentré à la maison en stop, je remercie l’âme charitable qui ne m’a pas laissé congelé par -10 au bord de la route, l’assurance ne pouvant pas m’envoyer de remorquage pour le moment.

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EPILOGUE :

Je remonterais finalement le lendemain tenté de récupérer ma voiture avec une amie et par un bon coup de chance (il en faut parfois) nous arriverons à ma voiture en même temps que la fraiseuse de la DDE (je suppose) qui me sortira de la en un rien de temps. La voiture n’ayant visiblement aucun mal, on oubli assurance et cie ! Merci messieurs.

GR 58 : Bilan

Par , 1 novembre 2009 17 h 08 min

Nous sommes Claire comme moi enchantés par ce GR 58, il a su rassembler de quoi faire plaisir à chacun : à la fois des passages en montagne sauvage remplis de cailloux, de zones en moyenne montagne et son herbe rase, ses marmottes, mais aussi en zone basse avec de belles forêts de mélèzes et quelques villages et hameaux alpins. Cela engendre vraiment de sublimes paysages, permet des randonnées pour tout les niveaux ; même si nous avons choisi le bivouac, il est possible de faire ce GR de refuges en gîtes avec chaque jour des étapes relativement courtes. Dans le Queyras, il ne faut pas hésiter à faire des détours, aller voir certains sommets, points de vues, lacs … la majorité des choses sont faisables sans équipement spécifique ni prédispositions particulières.

Nous avons testé et mis en pratique pas mal de nouveautés tant matérielles, qu’organisationnelles sur une assez longue distance lors de cette rando, et nous possédons à présent une base solide pour affiner nos prochains trek. C’est je pense un point important pour évoluer en liberté dans ces grands espaces, avoir confiance et savoir utiliser son équipement (tant en utilisation principale que dans les dérives possibles) et savoir gérer le parcours, les repos en fonction de son état, de la lecture de la carte, du terrain, du climat …

La période ou nous sommes partis, fin aout / début septembre, est bien calme, pas grand monde sur les sentiers, au plus quelques personnes la ou une routes et un parking sont facilement joignables mais ca ne dure pas. La configuration de ce GR fait que quasiment tout les refuges et gîtes peuvent être rapidement accessibles depuis un parking, c’est donc à ces endroits que l’on trouve le plus de monde, attention donc en pleine saison pour la place si vous voulez dormir en dur. Mais version bivouac, en décalant les étapes pour ne pas s’arrêter à proximité, ce n’est pas vraiment gênant. Et quelque part je me dis que si un jour je n’ai plus la force de tant marcher je serais content de venir en montagne quand même manger ma tarte aux myrtilles ;) .

Pour finir, voici un lien direct vers la galerie photo de cette rando.

Jour 7 : Chalets de Bramousse – Ceillac

Par , 1 novembre 2009 16 h 53 min
Ceillac 4h15

Et voila, dernier levé, dernier bol de lait en poudre/muesli, on plie avec nostalgie le tipi et c’est parti juste derrière nous pour le col de Bramousse.

Une randonneuse

On marche tranquillement au travers de la forêt de mélèzes en compagnie d’un troupeau de vaches. La pente est continue mais pas raide du tout et finalement nous atteignons le col sans y croire en un temps record par rapport au temps annoncé sur les panneaux. Cette fois ca sent vraiment la fin , il est 10h30 et nous sommes juste à une descente de Ceillac.

Nous entamons la descente le coeur et le sac légers, en gambadant fièrement sur le sentier. Nous croiseront quelques personnes parties de Ceillac pour la journée et finissons par apercevoir au travers des arbres, le haut du clocher de l’église de Ceillac, puis fin de la descente, nous sommes arrivée, il est midi.
Une chose à changé à Ceillac depuis notre départ : la saison d’été se termine, les commerces estivaux rangent petit à petit. On s’installe en terrasse d’un bar, puis du petit « fast crepe/salades » où nous discuterons un petit moment avec le propriétaire. En attendant la navette pour la gare de Montdauphin, nous nous posons dans un champ derriere Ceillac et admirons le ballet des parapentistes en ce qui semble être une bonne journée pour eux …
15h nous prenons la navette, puis le train, 1h30 de liaison à Gap et enfin Grenoble. Au contraire de toute cette semaine, on commence à se sentir sales, peut être simplement le retour à la vie courante, la ville et tout ce monde …

Jour 6 : Lac de Roue – Chalets de Bramousse

Par , 1 novembre 2009 16 h 41 min
Claire on the road

La nuit à été réparatrice, il est 8h15 lorsque nous quittons le lac par un morceaux du GR5, malheureusement largement goudronné, afin d’atteindre Arvieux. Nous prenons alors une variante du GR58 qui rejoint le tracé régulier en bas de la montée au col de Furfande.

La montée est plutôt agréable, si ce n’est cette route forestière que l’on ne cesse de croiser, longer et ou de temps à autre on voit une voiture monter. Et pour monter les voitures montent jusqu’en haut du col … la grande classe !!!

Nous arrivons en haut à 12h et apercevons le refuge de Furfande en contrebas au milieu des Alpages, c’est magnifique. A peine 30 min de marche plus bas, nous voila attablés en terrasse du refuge afin d’améliorer notre casse croute une nouvelle fois grâce à un verre de vin récupérateur et même 1 fromage blanc au myrtilles et une tarte chocolat orange… Délicieux !!! Il faut dire que l’accueil de ce refuge donne envie d’y passer un moment.

Vue depuis Furfande

Nous repartons à 13h45, et d’après les indications de la gardienne Bramousse est à 2h30 de marche, ce qui est dans nos forces (bien aidé du précieux breuvage …). Cela commence par une descente en chemin de montagne avec des pierres à droite, à gauche, dessous, dessus en direction du col de Lauce et des Escoyère. J’aime toujours autant ça et c’est une partie de plaisir. La suite l’est moins, en effet il faut descendre tout en bas de la vallée du Guil par une route goudronnée de 31 lacets ! En bas c’est la grande route traversant le Queyras et son flot de voitures, mais pour nous Bramousse est simplement sur les pentes du vallons juste en face. C’est donc partie pour une montée dans les alpages jusqu’au village.

La fenetre de notre chambre

Nous finirons par bivouaquer au dessus du hameau avec une vue imprenable sur notre parcours de l’après midi. Nous somme fatigués, mais le timming est bon car il ne nous reste qu’un dernier col à franchir pour revenir à Ceillac.

Nous pourrons donc finir ce GR58 tranquillement demain et aller prendre le train du soir pour Grenoble. Non pas que cela nous enchante forcement de quitter ces lieux mais nous avons l’un comme l’autre des choses à faire durant ces courtes vacances et surtout nous commençons à avoir très hâte de retrouver notre chienne.

Cependant, il est à ce moment, simplement temps de savourer ce dernier lyo, ce dernier coucher de soleil, cette dernière soirée dans la sérénité.

Dernier soir

Jour 5 : Fonds de Cervière – Lac de Roue

Par , 1 novembre 2009 15 h 31 min
Montée au col de Péas

Après un réveil difficile, nous nous remettons en marche à 8h45 direction le col de Péas. Nous montons tranquillement au travers des pâturages pour atteindre le col à 10h30. C’est magnifique et il n’y a personne …

Nous continuons ensuite par une descente jusqu’au village de Soulier. Comme souvent sur ce tour, il nous faut redescendre jusqu’au fond de la vallée. La fatigue des quatre premiers jours de marche se fait sentir et surtout celle liée à la nuit que l’on vient de passer.

Col de Peas

Nous arriverons à Soulier à 12h45. Premier réflexe: profiter du rayon de soleil du moment (entouré de gros nuages encore) pour faire sécher l’intégralité de nos affaires : duvets, abri, vêtements … tout en grignotant un peu. Mais nous sommes fatigués. Nous prenons donc la décision d’écourter l’étape d’aujourd’hui qui devait initialement se terminer au lac de Soulier, pour enchainer le lendemain par Brunissard. Finalement après un petit arrêt supplémentaire au gîte de Soulier, nous descendrons ce soir bivouaquer au lac de Roue et rejoindrons le GR58 demain par Arvieux et un bout de GR 5.

Végétation lac de Roue

Nous arrivons au lac à 14h45, évidement étant dans la vallée, le lac ressemble à un étang de plaine avec ses nénuphars et autres pantes aquatiques, et son eau troublée par la vase …
Nous sommes toujours fatigués et je m’ octroie une petite sieste juste après le lac, où le terrain plat et quelques foyers éteints nous font dire que le bivouac est habituel ici et que nous ne dérogeront pas à la règle. Le soleil à disparu, tellement que j’ai durant ma petite sieste enfilé ma doudoune, le vent se lève et nous nous hâtons de monter l’abri … sage décision car vers 16h45 nous sommes dessous car il pleut … La fin d’apres midi sera une succession d’averses plus ou moins longues comme pour nous rappeler la chance d’avoir un tel abri … (on se console comme on peu) ; malgré tout le mauvais temps finira par se calmer et nous passerons la nuit sans pluie ni vent.

Jour 4 : Abries – Fonds de Cervière

Par , 30 octobre 2009 12 h 31 min
Une cabanne à Malrif

Derniers petits achats a Abries et à 9h45 on décolle direction Fond de Cervière. On entame par une longue montée jusqu’au lac du grand Laus, après avoir croisé le village du Malrif (ancien village de montagne en cours de reconstruction) le coin est magnifique, on se fera même surprendre a contempler au loin de drôles de rocher : forcément, c’est un gigantesque troupeau de moutons ! On en avait rarement vu autant. Nous arrivons au lac a 13h, après cette ascension longue mais pas vraiment raide on arrive directement a fleur du lac. On fait une petite pause repas « exceptionnelle » car nous avons aujourd’hui du jambon frais et des tomates (vive le ravitaillement ;) ). Il ne fait ni beau ni mauvais mais un temps gris s’installe petit a petit.

La du Grand Laus

Nous entamons alors directement la montée au col de Malrif qui surplombe le lac, ce n’est pas long mais direct et dans les cailloux, c’est le terrain que j’affectionne et ce col après la pause passe tout seul. La suite est une longue descente en suivant le torrent rouge jusqu’au fond de Cervière. Le temps qui se noirci de plus en plus fini par craquer et nous arrivons à 16h sous des trombes d’eau.

Claire au col de Malrif

Nous prenons le temps de boire un verre au refuge, se sécher un peu. Je profiterais d’une accalmie pour aller monter le tipi sur le plateau devant le refuge (aimable autorisation des gardiens) mais les sardines Golite vont mal dans ce type de terrain plein de cailloux de taille moyenne sous la couche de terre, du coup le temps de m’agacer avec tout ca que la pluie était revenue … Je finis fièrement mon montage … noyé :s.
La fin d’apres midi et soirée se feront enfermés dans le tipi car dehors c’est averse sur averse. Et la, on dit merci le Shangri La3 et sont immense habitabilité, on a bien de la place pour s’étirer, se changer, faire a manger … Malgré le vent qui se lève et souffle de plus en plus, les constatation faite par wahib et moi lors d’une précédente rando s’avère exacte : ca ne bouge pas, et ca c’est agréable.

Moins comique, il est 00h30 et alors que l’on dormait depuis peu, le temps se déchaine et nous accuserons un énorme orage de montagne. Et la je peux assurer que sans avoir vraiment peur, on ne fait pas le malin : les éclairs déchirent le ciel dans une rare violence, il pleut tellement fort (impression d’une lance de pompier braquée sur la toile) que les gouttes de condensation internes se détachent et mouillent les duvets, à chaque rafale de vent, on pense que l’on va perdre la toile. Mais j’ai confiance dans l’abri, et je veux tester à fond, donc je n’autoriserai ni Claire ni moi à filer au refuge situé à 20m (et ou sympathiquement le gardien nous a laissé ouvert le refuge d’hiver au cas où les conditions deviendraient en fait ce qu’elles étaient :D )

Nous apprendrons finalement le lendemain par la patronne du gite de Souliers, que les habitants n’avaient pas vu un orage si violent depuis longtemps.

01h15, c’est fini, l’orage est passé et on tente tant bien que mal de finir notre nuit malgré le froid dans nos duvets mouillés.

Jour 3 : Lac Egorgeou – Abries

Par , 29 octobre 2009 16 h 25 min

Nous nous levons motivés et en pleine forme et ce matin c’est a 8h que nous démarrons. La première partie est une descente agréable où nous croisons un peu de monde. Arrivés en bas, au village d’Echalp on comprend pourquoi : a nouveau un grand parking et donc un accès proche et facile au lac d’où nous venons.

Et le bouchon s'en va

Nous poursuivons 1km en longeant le Guil jusqu’à la Monta : un lieu dit où se trouve une église et un gîte/refuge. Il est 10h30, ce qui est bien trop tôt pour faire une grosse pause maintenant, on profite simplement du robinet du refuge pour faire le plein d’eau (il ne me reste plus qu’une bouteille d’1 litre ayant échappé le bouchon de la 2ieme au réveil dans un torrent). Nous sommes en forme, motivés par nos « performances », nous prenons la décision de finir a Abriès ce soir, soit avec 24h d’avance sur le programme initial en passant par la variante crête de Peyra Plata, crête de Gilly, Colette Gilly. Il faut dire que sinon c’est 3 ou 4 km de plat en fond de vallée avec une route a proximité … Pas très motivant.

La crête de Peyra Plata en vue

Le chemin attaque directement à l’angle du refuge, et ca monte, ca monte. On traverse une multitude de couches dans le paysage, d’abord une petite zone cultivée, puis une sorte de maquis ensuite encore une foret de mélèzes, un pierrier … et c’est tracé quasiment droit dans la pente avec de simples petits virages serrés au lieu d’un grande traversé a flan légèrement montante. On approche les midi, c’est la journée la plus chaude du séjour et nous voila dans la dernière partie de la montée complètement a découvert, avec les réserves d’eau qui s’épuisent rapidement et pas l’ombre d’un torrent en vue. Claire à cru un moment que l’on était au bout mais non, il reste encore un bon 50m de dénivelé pour être en haut.

Une vue sur la ligne de crête Gilly

Il est 13h, on arrive sur la crête façon zombie, là c’est sûr, on a puisé dans nos forces et le seul objectif : trouver un brin d’ombre pour récupérer. Mais sur le haut d’une crête on a beau chercher, pas grand chose en vue … On finira par s’installer sous la roche en aval du nom du sommet pour déjeuner rapidement. On repart dans la foulée sur la ligne de crête qui descend jusqu’à colette Gilly avec les jambes qui commencent a tirer. La fin jusqu’à Abries se fait par les pistes de ski, mais l’hiver en ski c’est agréable, alors que l’été sans neige et a pied certains passages nous font souffrir. Il faut dire que nous en avons raz le bol, on se trompe de chemin, passe dans des chemins de VTT, du direct dans la pente pleine de trous et de mottes d’herbe … (satané carte qui indiquait direct sous le télésiège grrrr).

Descente sur Abries

16h nous voila en bas.  Ca y est, on est à Abries mais alors dans quel état, 8h de marche aujourd’hui avec la chaleur, la montée et cette fin laborieuse, c’est pas la forme … Heureusement qui dit Abries, dit pour nous milieu de parcours, ravitaillement, camping et douche chaude savonnée :D . Cela nous fait le plus grand bien et après être passés à la superette nous ravitailler pour les jours suivants, nous nous accordons même un petit resto qui sera épique ; car 2 ou 3 verres après une telle journée ca rend pas forcement intelligent …

21h au dodo car il faut récupérer pour tenir demain et la suite du parcours …

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