Massif du Sancy : de crêtes en crêtes, la rando punk !
Week end de la Toussaint, le beau temps est annoncé, j’ai envie d’évasion, de nature et de grand air. Je pars à domicile, dans le massif du Sancy en Auvergne.
Dimanche 10h je me gare au Mont Dore et m’octroie même le temps d’un petit café avant de décoller.
Départ des thermes, en direction de la grande cascade, puis je bifurque sur le plateau de Durbise pour montée au Roc de Cuzeau.
S’en suit la traversée des crêtes Nord Ouest de la vallée de Chaudefour, par les Puys de Crebasses, de Cacadogne puis le pas de la Grange pour arriver au col de la Cabanne. Sous ce soleil automnale, avec les couleurs rougeoyantes de la forêt sur la vallée de Chaudefour c’est tout simplement sublime. Je prend un plaisir immense et avale le dénivelé et les mètres sans m’en rendre compte, un sourire béat pendu aux lèvres. C’est simple, je vis !
Je monte en haut du Sancy, où le beau temps et le téléphérique noient le point culminant du département de monde. C’est un peu à l’écart que je prends le temps de manger, me poser et admirer la vue plongeante sur le cirque de la fontaine salée. La haut, je rencontre un groupe de randonneur qui m’interpellent, nous avons visiblement le même objectif de fin de journée : la cabane de Merdançon. Je redescend au col faire la sieste un petite demi heure avant de me remettre en marche.
J’entame donc la descente sur la fontaine salée et je retrouve rapidement le petit groupe : Julien, Virgile, Olivier, Mathieu et Marion. Le courant passe bien, je me joins donc à eux pour descendre.
Avec Julien, après quelques minutes de discussion sportive, nous ajustons les bretelles du sac à dos et attaquons la fin de la journée en mode trail : Courir dans les grands espaces quel bonheur !
La journée se termine donc tôt, 15h30 nous sommes arrivés au refuge, petite pause puis nous nous retrouvons tous, les marcheurs et les coureurs, et préparons la soirée entre aller chercher de l’eau et couper du bois pour la cheminée. Ce soir ils dorment à l’intérieur, mais moi je passe la nuit dehors la tête dans les étoiles !
Rejoins par deux autres randonneurs, nous passons une très bonne soirée, entre découverte du monde de la montagne pour certains, échange d’anecdotes de marche, de jolis coins de randos dans le massif sans oublier jeux et franches rigolades. Extinctions des feux, chacun gagne son lit, me voila donc seul auprès des étoiles sous ma tarp, quelques temps de contemplation, de sérénité intérieure et me voila dans les bras de morphée.
La nuit a été fraîche mais loin d’être froide, et après les étoiles, c’est le levé du soleil que j’admire. 7h45, je regagne le refuge pour le petit déjeuné. Moment sportif en vue, nous nous décidons avec Julien à partir courir avant de reprendre le chemin. Quelques kilomètres à travers champs, avec quelques sauts de barbelés et de clôtures électrifiées ! De retour à la cabane, chacun a eu le temps de faire son sac et nous repartons. Mon coté sport étant calmé par ce petit footing, je reste avec le groupe malgré leur allure plus lente que la mienne. C’est plaisant de rencontrer des gens au hasard alors je fais durer.
Nous poursuivons notre route sur le domaine de Chastreix, en joignant le sommet du Roc de Courlande, puis le mont Redon. Deuxième jour de marche, « ça grimpe » !
Les non habitués à la randonnée commencent à fatiguer mais c’est toujours avec le sourire que le petit groupe progresse. Nous remontons maintenant aux abords du Sancy par le Puy de Chabanne jusqu’au versant sud du col du Val de Courre. Arrivé en haut il est temps de manger, la faim commence a grouiller dans les rangs. Malheureusement, Virgile nous abandonne car sa tendinite au genou est trop forte : redescente en télécabine pour lui.
Pour nous c’est fin par les crêtes en direction du salon du Capucin puis du Mont Dore, avec vue plongeante sur le val de Courre. Un petit arrêt au Puy de Ciergue : tiens ça bouge en bas qu’est ce que ces animaux ? Emprunt de jumelles aux contemplatifs d’à coté qui n’avaient pas vu, ce sont bien quelques chamois. Fin de rando, nous quittons progressivement Dame Nature pour retourner à la civilisation, chacun lui fera intérieurement ses aux revoirs à mesure que nous remplaçons chemins et sentes par routes goudronnées, burons par maison, basket/bâtons par voiture …
Derniers instants avec le petit groupe autour d’un demi au village, derniers échanges, dernières rigolades et me voila de retour à Clermont Ferrand des souvenirs pleins la tête, des couleurs pleins les joues et de la boue plein les pieds !
Cette rando fut pour moi un immense bonheur, celui d’être dans “mon” massif, de rencontrer au hasard du jour, de l’heure, du lieu des gens fort sympathiques.