Massif du Sancy : de crêtes en crêtes, la rando punk !

Par , 10 novembre 2011 22 h 16 min

Week end de la Toussaint, le beau temps est annoncé, j’ai envie d’évasion, de nature et de grand air. Je pars à domicile, dans le massif du Sancy en Auvergne.

Dimanche 10h je me gare au Mont Dore et m’octroie même le temps d’un petit café avant de décoller.
Départ des thermes, en direction de la grande cascade, puis je bifurque sur le plateau de Durbise pour montée au Roc de Cuzeau.  S’en suit la traversée des crêtes Nord Ouest de la vallée de Chaudefour, par les Puys de Crebasses, de Cacadogne puis le pas de la Grange pour arriver au col de la Cabanne. Sous ce soleil automnale, avec les couleurs rougeoyantes de la forêt sur la vallée de Chaudefour c’est tout simplement sublime. Je prend un plaisir immense et avale le dénivelé et les mètres sans m’en rendre compte, un sourire béat pendu aux lèvres. C’est simple, je vis !

Je monte en haut du Sancy, où le beau temps et le téléphérique noient le point culminant du département de monde. C’est un peu à l’écart que je prends le temps de manger, me poser et admirer la vue plongeante sur le cirque de la fontaine salée. La haut, je rencontre un groupe de randonneur qui m’interpellent, nous avons visiblement le même objectif de fin de journée : la cabane de Merdançon. Je redescend au col faire la sieste un petite demi heure avant de me remettre en marche.
J’entame donc la descente sur la fontaine salée et je retrouve rapidement le petit groupe : Julien, Virgile, Olivier, Mathieu et Marion. Le courant passe bien, je me joins donc à eux pour descendre.

Avec Julien, après quelques minutes de discussion sportive, nous ajustons les bretelles du sac à dos et attaquons la fin de la journée en mode trail : Courir dans les grands espaces quel bonheur !
La journée se termine donc tôt, 15h30 nous sommes arrivés au refuge, petite pause puis nous nous retrouvons tous, les marcheurs et les coureurs, et préparons la soirée entre aller chercher de l’eau et couper du bois pour la cheminée. Ce soir ils dorment à l’intérieur, mais moi je passe la nuit dehors la tête dans les étoiles !

Coucher de soleil

Rejoins par deux autres randonneurs, nous passons une très bonne soirée, entre découverte du monde de la montagne pour certains, échange d’anecdotes de marche, de jolis coins de randos dans le massif sans oublier jeux et franches rigolades. Extinctions des feux, chacun gagne son lit, me voila donc seul auprès des étoiles sous ma tarp, quelques temps de contemplation, de sérénité intérieure et me voila dans les bras de morphée.

La nuit a été fraîche mais loin d’être froide, et après les étoiles, c’est le levé du soleil que j’admire. 7h45, je regagne le refuge pour le petit déjeuné. Moment sportif en vue, nous nous décidons avec Julien à partir courir avant de reprendre le chemin. Quelques kilomètres à travers champs, avec quelques sauts de barbelés et de clôtures électrifiées ! De retour à la cabane, chacun a eu le temps de faire son sac et nous repartons. Mon coté sport étant calmé par ce petit footing, je reste avec le groupe malgré leur allure plus lente que la mienne. C’est plaisant de rencontrer des gens au hasard alors je fais durer.

Nous poursuivons notre route sur le domaine de Chastreix, en joignant le sommet du Roc de Courlande, puis le mont Redon. Deuxième jour de marche, « ça grimpe » !  Les non habitués à la randonnée commencent à fatiguer mais c’est toujours avec le sourire que le petit groupe progresse. Nous remontons maintenant aux abords du Sancy par le Puy de Chabanne  jusqu’au versant sud du col du Val de Courre. Arrivé en haut il est temps de manger, la faim commence a grouiller dans les rangs. Malheureusement, Virgile nous abandonne car sa tendinite au genou est trop forte : redescente en télécabine pour lui.
Pour nous c’est fin par les crêtes en direction du salon du Capucin puis du Mont Dore, avec vue plongeante sur le val de Courre. Un petit arrêt au Puy de Ciergue : tiens ça bouge en bas qu’est ce que ces animaux ? Emprunt de jumelles aux contemplatifs d’à coté qui n’avaient pas vu, ce sont bien quelques chamois. Fin de rando, nous quittons progressivement Dame Nature pour retourner à la civilisation, chacun lui fera intérieurement ses aux revoirs à mesure que nous remplaçons chemins et sentes par routes goudronnées, burons par maison, basket/bâtons par voiture …

Derniers instants avec le petit groupe autour d’un demi au village, derniers échanges, dernières rigolades et me voila de retour à Clermont Ferrand des souvenirs pleins la tête, des couleurs pleins les joues et de la boue plein les pieds !
Cette rando fut pour moi un immense bonheur, celui d’être dans “mon” massif, de rencontrer au hasard du jour, de l’heure, du lieu des gens fort sympathiques.

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Réserve D’Orlu : Températures négatives et grasses matinés !

Par , 3 novembre 2011 18 h 09 min
Vendredi, je récupère Eloi sur Toulouse à la sortie du travail, et après avoir récupéré Baptiste en cours de route, nous filons rapidement direction l’Ariège pour 2 jours et 2 nuits dans la réserve d’Orlu. Nous arrivons finalement au bord de la réserve d’Orlu de nuit et après avoir garé la voiture et avancé de quelques centaines de mètres pour trouver un petit coin pour s’installer, nous plantons le bivouac à la frontale. Premier montage de la duomid, premiers usages d’un réchaud à bois : le LT1 et première nuit avec sa nouvelle doudoune pour Baptiste.Cette rando sera entre autre placé pour nous 3 sous le signe du test de nos équipement et choix de matériel pour la rando par temps froid cette année. Il n’y a donc d’un commun accord pas de performances sportives au programme, mais simplement marcher, se faire plaisir, et prendre le temps de vivre en montagne ainsi qu’aux bivouacs.Samedi matin, après une “grasse mâtiné”, nous nous mettons en route à 10h30 direction l’Etang d’en Beys par un joli chemin remontant tranquillement les différents étages de végétations des pyrénnées. Nous commencerons dans la forêt qui a enfilée ses couleurs automnale
Couleurs d'automne
pour se rapprocher petit à petit de l’herbe rase et des cailloux montagneux.
Nous prendrons la pause repas au refuge, après une petite visite de celui -ci (Pour info refuge hiver tip top !). On monte par un col juste au dessus de la Couillade d’en Beys en direction de l’étang de Naguille, ça y est on est en début d’hiver :  Monté dans la neige à travers les blocs de pierre et le tout sur les traces de nombreux animaux, ça fait du bien de revoir ce blanc, cette fraîcheur aux pieds, enfin surtout pour moi et mes trails en mesh ;) .
De la neige !
Descente sur l’étang des Peyrisses toujours dans la neige avec une superbe vue sur la vallée. Nous en prenons pleins les yeux et prenons le temps de savourer chaque détail, traquant chaque mouvent d’un hypothétique animal.
Vers 17h30 nous nous arrêtons  juste en dessous du refuge de l’étang de Naguille et montons le bivouac ici.
Bivouac
S’en suivra une super soirée bivouac à base de test de réchaud à bois, d’observation de la nature, et de photographie nocturne.
Tout cela nous emmène quand même vers les 22h et malgré les températures négatives nos équipement nous tiennent plutôt chaud, notamment la doudoune 000 antza toute neuve de Baptiste qui nous rend Eloi et moi bien jaloux.

Encore un levé tardif, 8h30 nous émergeons chacun de nos abris, contemplant le gel sur ceux ci et la bonne nuit que nous avons tous passé ! Petit déj, bavardage, et rigolade face a mes chaussures et chaussettes que j’ai oublié de rentré dans le duvet, résultat bien simple a imaginer : c’est gelé et béton … Nous prenons le temps et on se remet en route vers 10h15, nous arrivons vite au barrage de l’étang de Naguille et sommes un peu déçus, tout ce béton, toutes ces installations plus ou moins à l’abandon ne rendent pas vraiment le décors attrayant.
S’en suis une longue descente à travers la forêt pour retrouver les forges d’Orlu et la civilisation. Un dernier petit sentier en forêt nous remonte au point de départ et voila le week end bouclé.

Comment ne pas conclure sans parler de la dent d’Orlu, que nous auront contemplé dès que possible, s’imaginant sur une de ses voies pour accéder au sommet. Il existe même un chemin parait t’il pour monter, mais si seulement on avait cette carte au 1/25000 :D (private joke).
dent d'Orlu

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Petit tour dans le Sancy

Par , 1 août 2010 22 h 54 min

Pour cette semaine du 14 juillet 2010, je suis en vacances et malgré un emploi du temps personnel chargé, je veux faire une petite rando sur 2 jours. Initialement prévu dans le Cantal, je vais finalement me rabattre sur le Sancy car je n’ai pas envi de faire plus de trajet en voiture avant de marcher. Le but de cette randonnée est à la fois de décrocher un peu de mon quotidien et de ma situation perso actuelle et également de tester et valider un ensemble de matériel, toujours orienté randonnée légère, pour des randonnées courtes (2 a 3 jours max) en solo et autonomie complète en moyenne montagne.

Vendredi matin, je ne pars pas de bonne heure et arrive vers 11h15 au col de la croix Morrand, il fait très beau et il y a forcément du monde sur le massif en cette saison touristique. Direction le col de la croix St Robert par la succession des puys de la Tache, Monne et de l’Angle, c’est un très joli début de parcours que je trouve très « montagnard » avec un large vue dégagé sur le massif du Sancy et la chaîne des puys.  S’en suit une redescente sur la vallée du Mont Dore par la grande cascade, sympa bien que sur fréquenté sur le bas, mais c’est normal on est en plein mois de Juillet a moins de 30min du village. Point agréable en cette journée chaude, toute la fin de la descente se fait en sous bois donc à l’ombre.

Du Mont Dore, je remonte sur le Puy Gros et le plateau de Guery, la montée n’est pas très longue, mais bien raide et ca tombe bien j’aime ça :) Une fois sur le plateau, je me dirige en direction du lac de Guéry que j’atteindrai vers 18h malgré ma tendinite du genoux qui à refait surface sournoisement dans une descente :( . Petite mousse à l’auberge, le temps d’envisager un lieu de bivouac pour le soir. Finalement j’en ai eu assez pour aujourd’hui et me trouve un petit coin bien sympas en bordure du lac. Installation du bivouac et de ma toute nouvelle tarp (X-Tarp chez Arklight Design), repas et bouquinage avant le Dodo vers 22h. Et bien passé une nuit la vue dehors c’est royal, je suis totalement convaincu par ce type d’abri pour mes rando solo.

Le lendemain, malheureusement au réveil ma jambe et particulièrement mon genoux se font sentir, j’en suis a bien 10 séances de kiné pour réglé ce soucis, je n’ai donc pas le gout de tout mettre en l’air en forçant trop maintenant.  Je trouve donc un itinéraire pour remonter le plus directement possible à la voiture et par un morceau de route passant juste devant le lac puis un tronçon du GR4, en 1h30 me voila arrivé … L’itinéraire initial devais poursuivre entre le lac de Guery et le lac Servière pour revenir via Pessade et le Puy de Balladoux sur le col de la croix Morrand. C’est magnifique aussi mais je connais le coin donc pas d’énorme déception non plus.

Une belle balade selon moi, je dirai même un standard à faire dans le Sancy puisqu’il permet en 2 jours de voir un coté « montagne » avec l’enchainement des puys entre la croix Morrand et la croix st Robert, la grande cascade du Mont Dore et le village du Mont Dore, le plateau du Guéry (avec la possibilité de pousser jusqu’à la banne d’Ordanche) et les lacs de Guéry et Servière. Bref un apperçu rapide mais complet d’une partie du Sancy.

Gorges du Tarn et Causses Lozériens

Par , 25 juin 2010 20 h 29 min

Mi Juin, il est temps de se faire une petite rando sous les températures plus clémentes de la fin de printemps, et ce même si le temps général de ce printemps 2010 n’est pas fabuleux. Claire, Melba et moi décidons donc d’une petite escapade de 3 jours dans les gorges du Tarn, autour du village de St Enimie. C’est un coin où je suis déjà allé et que je trouve magnifique :  les gorges du Tarn encaissées et  les grandes falaises, les causses Méjean et Sauveterre, immenses et désertiques. Un ensemble propice à un week end dépaysant,   »reposant » et loin de la ville. La météo étant jusqu’au dernier moment plus qu’ incertaine, j’ai prévu plusieurs itinéraires possibles plus ou moins longs. Cependant, nous avons une certitude : nous passerons la nuit de vendredi au gîte de Hauterives, un ancien hameau bordant le Tarn avec la particularité de n’être accessible qu’à pied ou en canoé.

cimg3541_0 Nous partirons de St Enimie à 14h avec pour petit objectif de l’après midi de rallier Hauterives en longeant le Tarn : il faut compter 3 à 4h. Après un petit arrêt à St Chely du Tarn, un autre village bordant  la rivière, nous arriverons vers 17h30 au gîte.  C’ est tout simplement magnifique : tant par le cadre, que l’accueil ! Une fois n’est pas coutume, nous ne sortirons donc ni tipi, ni matelas, ni réchaud, ni lyophilisé, mais profiterons de la cuisine à disposition pour nous préparer un bon steak et passer la nuit dans une chambre tout confort voutée et intégralement en pierres apparentes.

Le lendemain, nous prenons notre temps pour partir. Nous remontons sur le causse Méjean à 10h30 par un joli sentier juste à l’aplomb du village. Le soleil est là, ce qui nous gonfle le moral à bloc pour en profiter au maximum ! Le but de la journée est de se rapprocher le plus possible du village de Castelbouc. S’en suit donc une journée de traversée sur le causse déserté de tout autre marcheur ou touriste, c’est agréable … Nous aurons malgré tout un petit soucis d’orientation en fin de journée, ne trouvant pas une sente redescendant sur le Tarn en amont de Castelbouc. Nous finirons par nous installer dans une clairière en bordure du causse et nous remettrons à demain cette redescente dans les gorges.  Nous retrouvons  avec plaisir nos habitudes de bivouac, Melba appréciera également cette nuit en nature retrouvant ses instincts de chasseuse (en réalité, elle a simplement passé la soirée à aboyer après rien dans les bois :) ). cimg3615

Levés dimanche avec le soleil encore présent,  nous reprenons notre route motivés. Il s’avèrera finalement que le chemin étudié  pour descendre n’est plus du tout présent sur le terrain, heureusement une piste forestière que je voulais à la base éviter nous permet d’entamer la descente du causse. Après une petite visite de Castelbouc et un petit verre au bar/pizzeria, la suite des hostilités nous attend : j’ai décidé de remonter directement sur le causse de Sauveterre face à nous de l’autre coté du Tarn ayant bien entendu repéré un sentier qui monte. Arrivé à 1/3 de la pente, il faut bien se rendre à l’évidence : plus de sentier, il faut couper directement dans une petite combe au milieu des éboulis de pierres !!! Plus impressionnant que réellement difficile, nous retrouvons finalement bien la piste que cette combe était censé couper, juste un petit muret à franchir en soulevant Melba et nous voici partis sur le plateau direction St Enimie.

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Nous finissons sous les grondements incessants de l’orage qui se forme au-dessus de nous, essuyant les premières gouttes sans gravité le long de la redescende finale par le GR60. Horaire calculé pile poil, nous arrivons a 16h30 et le gros de l’orage s’abat 20min plus tard alors que nous sommes en train de siroter un petit verre de fin de rando en terasse d’un café ;)

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Hiver 2009 – 2010 : résumé des activités

Par , 1 avril 2010 12 h 42 min

Voila, le printemps est à présent bien installé, il est temps pour moi de revenir succinctement sur mes activités sportives et nature de l’hiver :

Quelques sorties raquettes, dont celle épique raconté précédemment, accompagnées ou non de Claire et Melba (l’une aime la neige mais l’autre beaucoup moins, saurait vous qui est qui ?). Un peu de snowboard sur les stations de Superbesse et le Mont Dore, à 35min de la maison il ne faut pas se priver.

Une première participation à un trail : 14 km en nocturne et fait exceptionnel et moins prévu : dans 10 à 30 cm de neige fraiche !!! On s’était dis avec un pote que l’on ferai bien un trail, le concept de nocturne nous parraissait encore plus cool, nous voila donc inscrit à une course le 13/02/2010 à Plauzat (63) :D . Mais voila les jours précédents il ne fait que neiger, le jour de la course idem, qu’ importe, mon pote est descendu de la Nièvre on a dit qu’on le faisait, on y va ! C’est finalement un régal, la nuit, le calme, le temps froid, et toute cette neige partout, on est pas du tout entrainé pour cette épreuve et on est nullement la pour faire un chrono, bref que du plaisir on bouclera ensemble en 1h 22 a peut prés ce qui est pas si mal en hiver sans trop de d’entrainements dans les pattes et vu les conditions.

Enfin, j’ai beaucoup bossé l’escalade tout l’hiver en salle. je me suis inscrit cette année au CAF Issoire (63) afin de trouver du monde pour grimper, et faire de la voie en salle et non plus seulement du bloc. Suite à mon retour de Grenoble ou j’ai pu durant presque une année profiter des 2 énormes salle Espace Vertical, il était hors de question de rentrer et de ne plus faire de voie mais seulement du pan à Clermont.  Et bien je suis comblé : les gens sont vraiment sympa et accueillant, le mur est vraiment bien avec une grande variété de profil et des voies  faciles comme  très dur.

Pour finir sur une note un peu chagrine, j’ai quand même réussi a me faire mal aux deux annulaires et aux poignets à la grimpe (grosse tendinite je pense), au genou en course a pied (syndrome rotulien) ainsi qu’une probable sciatique coté gauche (les examens sont en cours). Bref je suis pour l’heure cassé et ai besoin de pas mal de repos, ostéo, microkiné pour remettre ce fichu corps en marche.

Sancy : Entre lac Servière et lac de Guéry

Par , 18 janvier 2010 14 h 10 min
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Enfin, après tant de semaines à l’attendre impatiemment, la neige est arrivé et en abondance ! Ce samedi d’ailleurs est des plus neigeux, mais la tentation de sortir est trop forte. J’empoigne alors ma paire de raquettes tout juste sorti du papier cadeau et décide de me faire une petite virée rando entre les lac Servière et Guéry dans le massif du Sancy accompagné de ma chienne Melba.

Mais qui dit grosse neige, dit route encombré et accès compliqué. Or le lac Servière est situé sur la route du col de Guery, qui bien que nous soyons  « que » dans le massif central peut s’avérer problématique par se genre de temps. Mais rien n’y fera, je suis décidé à arpenter de la bonne neige fraiche en bonne quantité et je me dirige donc au pas en direction du lac.

Arrivé sur place sans encombre, je ne serai pas déçu, il n’y a pour l’heure qu’une autre voiture, c’est gavé de neige fraiche et il en tombe tout autant :) . Je m’équipe rapidement, et part aussitôt autour du lac. Melba qui adore la neige n’en crois pas ses yeux et je suis un peu obligé de calmer ses ardeurs car elle ne distingue plus la différence entre le lac et la terre ferme. Mais ce n’est que de courte durée car nous filons plein sud, faire la trace dans ce grand plateau blanc. MAGNIFIQUE, plaisir pour moi de fouler ce sol blanc immaculé même si parfois raquettes aux pieds  je m’enfonce jusqu’au genoux voir plus. Et Melba n’en parlons pas, elle vagabonde dans cette étendu tel un vrai chamois même si parfois seul son sac a dos semble la maintenir à la surface.

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Trêve de rigolade, nous rejoignons l’orée du bois qu’il faut longer, ici la trace à été faite et la forêt empêche la neige qui tombe de trop les effacer. Cela nous repose un peu et nous continuons empruntant le GR30. Nous le suivrons quelques temps, puis en arrivant aux abords du Puy de L’aiguiller, je sens que Melba qui se remet tout juste de son accident commence à peiner dans toute cette neige (des raquettes pour chien peut être ?) et je commence également à subir les conditions climatiques. Je prend finalement la décision de faire demi tour et rentrer par le même chemin.

J’avais prévu au départ une boucle qui continue dans la forêt domaniale de Guéry, mais j’aime moins les parcours en forêt et pour cette première sortie, malgré le temps qui descend encore plus, la neige qui s’intensifie, j’ai envi de finir toujours à découvert et dans ces grandes étendues de blanc.

Voila retour à la voiture Melba comme moi avons eu notre dose pour la journée et somme heureux de cette première sortie hivernale. En dépit du mauvais temps, du froid je ne regrette pas d’être parti. Finir la journée ainsi aurait été idyllique mais …

… comme dis précédemment, le temps déjà mauvais ne s’est pas arrangé de la journée et au moment de repartir la route est encore plus enneigé qu’en fin de mâtiné. Malgré une conduite prudente, je finirais par littéralement mangé une congère qui m’enverra aveuglé dans un sacrée fossé indétectable car rempli de neige … Roulant à faible allure, aucune frayeur ni bobos, mais me voila à pieds avec un chien trempé au bord de la route. Je finirai donc par rentré à la maison en stop, je remercie l’âme charitable qui ne m’a pas laissé congelé par -10 au bord de la route, l’assurance ne pouvant pas m’envoyer de remorquage pour le moment.

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EPILOGUE :

Je remonterais finalement le lendemain tenté de récupérer ma voiture avec une amie et par un bon coup de chance (il en faut parfois) nous arriverons à ma voiture en même temps que la fraiseuse de la DDE (je suppose) qui me sortira de la en un rien de temps. La voiture n’ayant visiblement aucun mal, on oubli assurance et cie ! Merci messieurs.

GR 58 : Bilan

Par , 1 novembre 2009 17 h 08 min

Nous sommes Claire comme moi enchantés par ce GR 58, il a su rassembler de quoi faire plaisir à chacun : à la fois des passages en montagne sauvage remplis de cailloux, de zones en moyenne montagne et son herbe rase, ses marmottes, mais aussi en zone basse avec de belles forêts de mélèzes et quelques villages et hameaux alpins. Cela engendre vraiment de sublimes paysages, permet des randonnées pour tout les niveaux ; même si nous avons choisi le bivouac, il est possible de faire ce GR de refuges en gîtes avec chaque jour des étapes relativement courtes. Dans le Queyras, il ne faut pas hésiter à faire des détours, aller voir certains sommets, points de vues, lacs … la majorité des choses sont faisables sans équipement spécifique ni prédispositions particulières.

Nous avons testé et mis en pratique pas mal de nouveautés tant matérielles, qu’organisationnelles sur une assez longue distance lors de cette rando, et nous possédons à présent une base solide pour affiner nos prochains trek. C’est je pense un point important pour évoluer en liberté dans ces grands espaces, avoir confiance et savoir utiliser son équipement (tant en utilisation principale que dans les dérives possibles) et savoir gérer le parcours, les repos en fonction de son état, de la lecture de la carte, du terrain, du climat …

La période ou nous sommes partis, fin aout / début septembre, est bien calme, pas grand monde sur les sentiers, au plus quelques personnes la ou une routes et un parking sont facilement joignables mais ca ne dure pas. La configuration de ce GR fait que quasiment tout les refuges et gîtes peuvent être rapidement accessibles depuis un parking, c’est donc à ces endroits que l’on trouve le plus de monde, attention donc en pleine saison pour la place si vous voulez dormir en dur. Mais version bivouac, en décalant les étapes pour ne pas s’arrêter à proximité, ce n’est pas vraiment gênant. Et quelque part je me dis que si un jour je n’ai plus la force de tant marcher je serais content de venir en montagne quand même manger ma tarte aux myrtilles ;) .

Pour finir, voici un lien direct vers la galerie photo de cette rando.

Jour 7 : Chalets de Bramousse – Ceillac

Par , 1 novembre 2009 16 h 53 min
Ceillac 4h15

Et voila, dernier levé, dernier bol de lait en poudre/muesli, on plie avec nostalgie le tipi et c’est parti juste derrière nous pour le col de Bramousse.

Une randonneuse

On marche tranquillement au travers de la forêt de mélèzes en compagnie d’un troupeau de vaches. La pente est continue mais pas raide du tout et finalement nous atteignons le col sans y croire en un temps record par rapport au temps annoncé sur les panneaux. Cette fois ca sent vraiment la fin , il est 10h30 et nous sommes juste à une descente de Ceillac.

Nous entamons la descente le coeur et le sac légers, en gambadant fièrement sur le sentier. Nous croiseront quelques personnes parties de Ceillac pour la journée et finissons par apercevoir au travers des arbres, le haut du clocher de l’église de Ceillac, puis fin de la descente, nous sommes arrivée, il est midi.
Une chose à changé à Ceillac depuis notre départ : la saison d’été se termine, les commerces estivaux rangent petit à petit. On s’installe en terrasse d’un bar, puis du petit « fast crepe/salades » où nous discuterons un petit moment avec le propriétaire. En attendant la navette pour la gare de Montdauphin, nous nous posons dans un champ derriere Ceillac et admirons le ballet des parapentistes en ce qui semble être une bonne journée pour eux …
15h nous prenons la navette, puis le train, 1h30 de liaison à Gap et enfin Grenoble. Au contraire de toute cette semaine, on commence à se sentir sales, peut être simplement le retour à la vie courante, la ville et tout ce monde …

Jour 6 : Lac de Roue – Chalets de Bramousse

Par , 1 novembre 2009 16 h 41 min
Claire on the road

La nuit à été réparatrice, il est 8h15 lorsque nous quittons le lac par un morceaux du GR5, malheureusement largement goudronné, afin d’atteindre Arvieux. Nous prenons alors une variante du GR58 qui rejoint le tracé régulier en bas de la montée au col de Furfande.

La montée est plutôt agréable, si ce n’est cette route forestière que l’on ne cesse de croiser, longer et ou de temps à autre on voit une voiture monter. Et pour monter les voitures montent jusqu’en haut du col … la grande classe !!!

Nous arrivons en haut à 12h et apercevons le refuge de Furfande en contrebas au milieu des Alpages, c’est magnifique. A peine 30 min de marche plus bas, nous voila attablés en terrasse du refuge afin d’améliorer notre casse croute une nouvelle fois grâce à un verre de vin récupérateur et même 1 fromage blanc au myrtilles et une tarte chocolat orange… Délicieux !!! Il faut dire que l’accueil de ce refuge donne envie d’y passer un moment.

Vue depuis Furfande

Nous repartons à 13h45, et d’après les indications de la gardienne Bramousse est à 2h30 de marche, ce qui est dans nos forces (bien aidé du précieux breuvage …). Cela commence par une descente en chemin de montagne avec des pierres à droite, à gauche, dessous, dessus en direction du col de Lauce et des Escoyère. J’aime toujours autant ça et c’est une partie de plaisir. La suite l’est moins, en effet il faut descendre tout en bas de la vallée du Guil par une route goudronnée de 31 lacets ! En bas c’est la grande route traversant le Queyras et son flot de voitures, mais pour nous Bramousse est simplement sur les pentes du vallons juste en face. C’est donc partie pour une montée dans les alpages jusqu’au village.

La fenetre de notre chambre

Nous finirons par bivouaquer au dessus du hameau avec une vue imprenable sur notre parcours de l’après midi. Nous somme fatigués, mais le timming est bon car il ne nous reste qu’un dernier col à franchir pour revenir à Ceillac.

Nous pourrons donc finir ce GR58 tranquillement demain et aller prendre le train du soir pour Grenoble. Non pas que cela nous enchante forcement de quitter ces lieux mais nous avons l’un comme l’autre des choses à faire durant ces courtes vacances et surtout nous commençons à avoir très hâte de retrouver notre chienne.

Cependant, il est à ce moment, simplement temps de savourer ce dernier lyo, ce dernier coucher de soleil, cette dernière soirée dans la sérénité.

Dernier soir

Jour 5 : Fonds de Cervière – Lac de Roue

Par , 1 novembre 2009 15 h 31 min
Montée au col de Péas

Après un réveil difficile, nous nous remettons en marche à 8h45 direction le col de Péas. Nous montons tranquillement au travers des pâturages pour atteindre le col à 10h30. C’est magnifique et il n’y a personne …

Nous continuons ensuite par une descente jusqu’au village de Soulier. Comme souvent sur ce tour, il nous faut redescendre jusqu’au fond de la vallée. La fatigue des quatre premiers jours de marche se fait sentir et surtout celle liée à la nuit que l’on vient de passer.

Col de Peas

Nous arriverons à Soulier à 12h45. Premier réflexe: profiter du rayon de soleil du moment (entouré de gros nuages encore) pour faire sécher l’intégralité de nos affaires : duvets, abri, vêtements … tout en grignotant un peu. Mais nous sommes fatigués. Nous prenons donc la décision d’écourter l’étape d’aujourd’hui qui devait initialement se terminer au lac de Soulier, pour enchainer le lendemain par Brunissard. Finalement après un petit arrêt supplémentaire au gîte de Soulier, nous descendrons ce soir bivouaquer au lac de Roue et rejoindrons le GR58 demain par Arvieux et un bout de GR 5.

Végétation lac de Roue

Nous arrivons au lac à 14h45, évidement étant dans la vallée, le lac ressemble à un étang de plaine avec ses nénuphars et autres pantes aquatiques, et son eau troublée par la vase …
Nous sommes toujours fatigués et je m’ octroie une petite sieste juste après le lac, où le terrain plat et quelques foyers éteints nous font dire que le bivouac est habituel ici et que nous ne dérogeront pas à la règle. Le soleil à disparu, tellement que j’ai durant ma petite sieste enfilé ma doudoune, le vent se lève et nous nous hâtons de monter l’abri … sage décision car vers 16h45 nous sommes dessous car il pleut … La fin d’apres midi sera une succession d’averses plus ou moins longues comme pour nous rappeler la chance d’avoir un tel abri … (on se console comme on peu) ; malgré tout le mauvais temps finira par se calmer et nous passerons la nuit sans pluie ni vent.

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